Jeunes en Vigie 2 : la démocratie en santé pour des droits et santé sexuels et reproductifs de qualité pour toutes et tous

Au Sénégal, Jeunes en Vigie 2 contribue à la mise en place d’une démocratie en santé fondée sur le dialogue entre jeunes, prestataires et autorités, pour un accès durable à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité pour toutes et tous.

Contexte

Au Sénégal, la santé sexuelle et reproductive des jeunes, et particulièrement des jeunes filles, reste préoccupante. Les inégalités de genre, les normes sociales, les violences sexistes et sexuelles et le recul de l’espace civique limitent leur capacité à faire entendre leurs besoins et à peser sur les décisions qui les concernent. La première phase du projet (2020-2024) a montré qu’une approche fondée sur la démocratie en santé et la participation citoyenne pouvait transformer durablement les relations entre les jeunes et les professionnels de santé.

Description

Deuxième phase du projet, Jeunes en Vigie 2 étend l’action à quatre districts du Sénégal (Matam, Mbour, Sédhiou, Saint-Louis) et approfondit une approche éprouvée de « démocratie en santé féministe ». Porté par Jeunesse et Développement avec Equipop et le RAES, il s’articule autour de trois axes :

  • Renforcer le pouvoir d’agir : former des personnes jeunes « auditrices » — des jeunes femmes qui enquêtent sur l’accès des jeunes aux soins et interpellent les acteurs —, les prestataires et les communautés, et ancrer une approche centrée sur les jeunes dans les pratiques de soin ;
  • Veiller et mobiliser : déployer des dispositifs de veille citoyenne et des audits sociaux, et porter des actions d’information, de mobilisation et de plaidoyer aux niveaux local et national ;
  • Capitaliser et diffuser : documenter la démocratie en santé féministe grâce à l’approche orientée changement et à la mesure de l’utilité sociale.

Impact

Jeunes en Vigie 2 ambitionne de rendre les services de santé sexuelle et reproductive plus accessibles, inclusifs et adaptés aux besoins des jeunes. En formant une centaine de personnes jeunes auditrices et une soixantaine de prestataires et en pérennisant des dispositifs de veille citoyenne, il vise à renforcer le pouvoir d’agir des jeunes, notamment des jeunes femmes, et leur participation aux décisions qui concernent leur santé.