La phase 2 consolide le projet en République Démocratique du Congo (RDC) et au Burundi et l’étend au Cameroun, avec 25 sites. Elle renforce l’offre en santé sexuelle, soutient le plaidoyer et la recherche, et promeut un accès inclusif et durable.
Contexte
Malgré des progrès dans la riposte au VIH, les co-infections, avec 250 000 nouveaux cas quotidiens (syphilis, herpès génital, papillomavirus humains (HPV)) restent un enjeu majeur en Afrique et aggravent le risque de cancers génitaux chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). La phase 1 (Burundi, Sud-Kivu) a montré un impact concret : 6 923 femmes dépistées dont 601 prises en charge pour des lésions précancéreuses. Toutefois, l’accès reste limité, surtout en zones reculées ; l’offre proctologique est quasi absente en RDC et insuffisante au Cameroun. Les systèmes nationaux manquent encore de directives, financements et données épidémiologiques pour intégrer durablement ces services. La phase 2 vise donc à pérenniser, élargir et documenter une offre intégrée de santé sexuelle adaptée aux populations clés.
Description
Le projet « Jeunes en vigie » vise à garantir aux adolescents et jeunes filles un accès à des services de santé de qualité, adaptés à leurs besoins, et dans le respect de leurs droits. Grâce à des audits sociaux, la qualité des services est évaluée. Les jeunes femmes auditrices peuvent ainsi engager un dialogue sur les pratiques sanitaires. Cette approche favorise leur participation active dans les décisions de santé et leur implication communautaire. Le projet repose sur trois principes clés :
- l’empouvoirement, par le renforcement des capacités des jeunes femmes et des prestataires de services, à la faveur de formations pour développer des compétences, d’actions concrètes et d’une participation accrue ;
- la mise en place d’une vigie citoyenne dans le cadre de laquelle les auditrices collectent et analysent des données, grâce des outils d’audit social, pour surveiller la mise en œuvre de leurs droits et alerter sur les violations de droits ;
- l’encouragement des auditrices à mobiliser socialement et politiquement à travers la création d’espaces de dialogue entre usagers, prestataires et décideurs.
Impact
Le projet vise à renforcer l’accès à une prise en charge globale et inclusive en santé sexuelle pour les PVVIH et populations clés au Burundi, en RDC et au Cameroun, en améliorant les compétences médicales, l’accueil non discriminant et la pair-éducation. Il introduit une nouvelle offre en proctologie adaptée aux besoins, notamment des femmes travailleuses du sexe, des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et des personnes transgenres.