SAGCO renforce l’accès aux soins des travailleuses de sexe dans les régions Centre, Littoral, Ouest et Sud du Cameroun via une approche participative et transformative, combinant autonomisation communautaire sensible au genre, offre de soins de santé multi-pathologies de proximité et amélioration de la réponse aux violences basées sur le genre (VBG).
Contexte
Au Cameroun, les travailleuses du sexe (TS) ont l’une des prévalences les plus élevées (24,3, %) par rapport à la population générale de 15 à 49 ans (2,7 %). La pénalisation du travail du sexe, la stigmatisation et les VBG limitent fortement leur accès aux soins de qualité. Des réponses ciblées et non stigmatisantes sont donc nécessaires.
Description
Pour accroitre l’accès aux soins de santé des TS, le projet SAGCO s’articule autour de quatre volets complémentaires :
- Autonomisation et mobilisation communautaire : renforcement de capacités des pairs éducateurs et pairs éducatrices (PE) TS et des gate-keepers (formation, conception d’outils pédagogiques de sensibilisation, supervisions formatives) pour conduire des sensibilisations – notamment sur le VIH/sida, ses comorbidités, la santé sexuelle et reproductive de façon inclusive et sensible au genre ;
- Soins multi-pathologies de proximité — « Bus Escale Santé » : déploiement mobile offrant prévention, consultations générales, diagnostics (VIH, IST, paludisme, papillomavirus humains, hypertension, diabète, hépatites, tests de grossesse…), prise en charge immédiate ou référencement vers les services de santé ;
- Renforcement de la réponse aux VBG : identification et documentation des cas, prise en charge psychosociale et médicale, groupes de soutien, formations en technique d’auto-défense et référencement vers les cliniques juridiques si nécessaire ;
- Suivi-évaluation, capitalisation et plaidoyer : mise en place d’une base de données confidentielle VBG, documentation des barrières d’accès, production de guides, recueil de récits de vie et production d’un vidéogramme pour soutenir le plaidoyer.
Impact
SAGCO ambitionne de mobiliser plus de 1900 travailleuses de sexe, réaliser environ 1500 consultations multi-pathologies, prendre en charge environ 1000 survivantes de VBG et former 16 PE TS et 8 pairs gate-keepers. Le projet vise l’autonomisation des bénéficiaires, la diversification du paquet de services incluant la réponse aux VBG et les soins de bien-être.