L’Initiative sélectionne 11 projets pour renforcer la lutte contre les pandémies
Dans un contexte international marqué par la contraction des financements consacrés à la santé mondiale et par la fragilisation de nombreux programmes, L’Initiative poursuit son engagement aux côtés des acteurs nationaux, scientifiques et communautaires. De l’accès aux soins des populations vulnérables aux approches communautaires contre le paludisme, de la santé mentale à la tuberculose résistante, onze projets ont été sélectionnés pour un financement global de près de 12 millions d’euros.
Maintenir l’engagement dans un contexte sous tension
La lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme traverse une période décisive. Les progrès accomplis depuis plusieurs décennies sont aujourd’hui fragilisés par la réduction de financements internationaux, la multiplication des crises et les pressions exercées sur les systèmes de santé comme sur les organisations de la société civile.
C’est dans ce contexte que s’est déroulé le processus de sélection des projets de L’Initiative dont ceux issus d’un appel à manifestation d’intérêt consacré aux approches communautaires contre le paludisme. L’enjeu consistait à financer des interventions capables soit de maintenir des services essentiels, soit de produire un effet catalytique : lever un obstacle persistant, expérimenter une solution, renforcer durablement une organisation ou pérenniser et approfondir des résultats déjà obtenus.
Au terme du processus, 11 projets ont été retenus dans 11 pays d’Afrique et d’Asie, pour un montant total de près de 12 millions d’euros. Huit sont issus des appels à projets et trois de l’appel à manifestation d’intérêt « Accélérer la riposte au paludisme par des approches communautaires ».
Via ces financements, L’Initiative soutient des interventions de terrain et des recherches opérationnelles complémentaires aux subventions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Des réponses ciblées face aux défis persistants
Les projets sélectionnés répondent à plusieurs priorités complémentaires : renforcer les systèmes de santé, améliorer l’accès aux services des populations clés et vulnérables, soutenir la recherche opérationnelle et consolider des interventions ayant démontré leur pertinence.
Ils concernent notamment l’intégration de la santé mentale dans les programmes de lutte contre le VIH et la tuberculose, l’accès aux soins des personnes migrantes, détenues, déplacées, discriminées ou vivant dans des zones difficiles d’accès, ainsi que le développement de services plus inclusifs et centrés sur les personnes.
La recherche opérationnelle occupe également une place importante. Par exemple, le projet OSCAR-TB, mené dans cinq pays africains, cherchera à optimiser et sécuriser l’utilisation de traitements courts entièrement oraux contre la tuberculose résistante.
Placer les communautés au cœur de la riposte au paludisme
Trois projets ont été retenus dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Accélérer la riposte au paludisme par des approches communautaires », pour un montant de plus de 3,4 millions d’euros.
Mis en œuvre au Libéria, en République démocratique du Congo et en Guinée, ils chercheront à rapprocher la prévention, le diagnostic et la prise en charge des populations vivant dans les zones rurales ou éloignées des structures de santé.
Ces interventions reposent sur une conviction commune : les communautés ne peuvent pas rester à la périphérie de la réponse. Leur participation est essentielle pour adapter les services aux réalités locales, atteindre les personnes les plus éloignées des soins et améliorer durablement l’efficacité des programmes.
Investir aujourd’hui pour préserver la santé de demain
Par leur diversité, ces onze projets illustrent les priorités portées par L’Initiative : renforcer les systèmes de santé, soutenir les populations clés et vulnérables, produire des connaissances utiles à la décision et consolider les interventions qui ont déjà fait leurs preuves.
Dans un environnement international incertain, cette sélection rappelle que les avancées contre le VIH, la tuberculose et le paludisme ne peuvent être considérées comme acquises. Maintenir les services essentiels, soutenir les organisations locales, préparer de nouvelles réponses et rendre accessible les innovations à toutes et tous sont des conditions indispensables pour éviter les reculs et poursuivre la lutte contre les pandémies.