Programme d’accès à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive, VIH et tuberculose des 10‑24 ans

Le projet vise à améliorer la santé des 10‑24 ans à Kinshasa en renforçant l’accès à une information fiable et à des services de santé sexuelle et reproductive, VIH et tuberculose, sensibles au genre et aux droits humains, tout en prévenant les violences sexuelles et basées sur le genre.

Contexte

Avec une prévalence estimée à 1 %, la République démocratique du Congo connaît une épidémie généralisée de VIH. Les 10‑19 ans y représentent 14 % des personnes vivant avec le VIH, dans un contexte de déficit d’informations fiables sur la santé sexuelle et reproductive (SSR) et d’accès limité aux services SSR/VIH/tuberculose (TB) : absence de structures adaptées, distance, coûts, stigmatisation (âge, genre, orientation sexuelle). Former les prestataires, structurer le référencement et associer acteurs communautaires et établissements de santé sont essentiels pour la santé des 10-24 ans.

Description

Le programme met en place, à Kinshasa, des interventions combinées :

  • Formation des prestataires et des acteurs communautaires (pairs-éducateurs, centres d’écoute et d’information convivial (CEICA), espaces jeunes, clubs scolaires, cliniques juridiques) à un accueil non stigmatisant, à la délivrance de conseils SSR, de dépistage VIH/TB et de contraception, et à l’orientation vers les soins ;
  • Renforcement des CEICA, espaces jeunes et centre convivial identitaire (matériel ludique et numérique) et distribution de kits d’hygiène menstruelle ;
  • Référencement structuré entre communautés et centres de santé, appuyé par un suivi régulier et un système de supervision conjointe RACOJ–institutions nationales ;
  • Plaidoyer et sensibilisation ciblée (diagnostic genre, engagement des familles, mobilisation des autorités) pour lever les barrières juridiques, culturelles et économiques.

Impact

  • Couverture accrue des services : augmentation du nombre d’adolescents et jeunes bénéficiant de conseils SSR, dépistage VIH/TB et contraception ;
  • Autonomisation des jeunes et réduction des inégalités de genre, via des messages validés par le diagnostic genre et à l’implication des décideurs ;
  • Soutien à la décision : collecte de données, indicateurs de genre et statistiques d’emploi des services pour adapter et pérenniser les pratiques au niveau provincial et national.