Le projet « Closing the gap » vise à créer un programme intégré de soins de santé améliorant l’accès à une prise en charge complète de la tuberculose, du VIH et du paludisme dans les prisons et les communautés environnantes en Haïti.
Contexte
Le système pénitentiaire national haïtien est classé comme le deuxième le plus surpeuplé au monde, avec un taux d’occupation de 300 % en 2024. Le manque d’investissement dans les soins de santé a conduit des milliers de personnes détenues à subir des conditions de vie difficiles, marquées par un état sanitaire déplorable, des soins inadéquats, un bien-être compromis et une absence généralisée de sécurité. Les prisons sont ainsi devenues un terrain propice à la propagation de maladies telles que la tuberculose, le VIH et le choléra, toutes favorisées par la surpopulation, les comportements sexuels à risque, une alimentation inadaptée et une mauvaise hygiène. Les conséquences de cette situation dramatique vont bien au-delà des murs des prisons, affectant non seulement la santé des détenus et du personnel, mais également celle de leurs familles et communautés.
Description
Le projet intervient dans treize prisons et vise à renforcer le système de santé pénitentiaire haïtien en garantissant un accès équitable à des soins de qualité, à la prévention et à l’éducation, et en réduisant le poids de ces maladies chez les personnes détenues et dans l’ensemble de la communauté. Il adopte une approche intégrée qui s’attaque aux déterminants sociaux, économiques et structurels sous-jacents de la santé selon trois objectifs :
- Fournir des services complets, centrés sur le patient et sensibles au genre en matière de tuberculose, de VIH et de paludisme ;
- Renforcer les services de santé communautaires afin d’assurer la continuité des soins pour la tuberculose et le VIH chez les personnes libérées ;
- Donner aux détenus et aux membres des communautés les moyens d’améliorer les résultats de santé et l’accès aux services liés au VIH, à la tuberculose et au paludisme.
Impact
Le projet vise à dépister environ 11 000 personnes pour le VIH, la tuberculose et le paludisme ; à initier ou maintenir un traitement antirétroviral pour 700 personnes vivant avec le VIH ; à détecter et traiter 500 cas supplémentaires de tuberculose, en plus de renforcer la prise en charge des 461 cas actifs déjà notifiés ; à dépister et traiter environ 4 000 épisodes de paludisme ; et à distribuer 5 000 moustiquaires.