Atteindre celles et ceux que les systèmes de santé laissent de côté
En 2025, L’Initiative a poursuivi son engagement dans plus de 30 pays, dont une majorité compte parmi les plus vulnérables. Réduire les ruptures de soins, lever les inégalités de genre, renforcer la société civile et adapter les réponses aux parcours de vie : autant de leviers pour que la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme atteigne réellement celles et ceux qui, trop souvent, sont laissés sur le bord du chemin.
Aux côtés des populations les plus exposées
Stigmatisation, criminalisation, isolement géographique : de nombreuses barrières éloignent certaines populations des services de santé et aggravent leur exposition aux pandémies. Pour agir sur ces ruptures, L’Initiative soutient l’adaptation des services aux réalités du terrain et appuie les acteurs locaux qui font le lien avec les soins.
CHIAs : aller chercher les « patients manquants » de la tuberculose au Laos
Au Laos, des centaines de personnes atteintes de tuberculose échappent encore au diagnostic. Le projet CHIAs 2 combine recherche active de cas au niveau communautaire et renforcement de la chaîne de diagnostic pour atteindre les « patients manquants ». Près de 800 cas ont été identifiés lors de la première phase.
DESPS : les paires éducatrices au cœur du quotidien des travailleuses du sexe à Madagascar
Les travailleurs et travailleuses du sexe sont parmi les populations les plus exposées aux pandémies. Stigmatisation, violences, invisibilité sociale freinent leur accès au dépistage et à la continuité des soins. Ce reportage donne à voir le rôle essentiel des paires éducatrices dans leur accompagnement quotidien à Madagascar.
Réduire les inégalités de genre dans l’accès aux soins
Les inégalités de genre restent un frein majeur à l’accès aux soins et à la continuité du suivi – en santé maternelle, en santé mentale, en santé sexuelle et reproductive. L’Initiative agit sur ces disparités en renforçant les compétences des professionnels de santé, en structurant des services intégrés et en rapprochant l’offre des populations les plus éloignées.
PluriElles : la sage-femme communautaire, premier rempart contre l’isolement sanitaire à Madagascar
À Madagascar, plus des trois quarts de la population vivent en zone rurale. Le projet PluriElles déploie des sages-femmes communautaires dans ces zones peu couvertes, pour assurer un suivi de proximité aux femmes, notamment pendant la grossesse : consultations prénatales, accouchements sécurisés, dépistage du VIH et du cancer du col de l’utérus.
POUVOIR+ : une réponse globale aux besoins de santé des populations clés en Côte d’Ivoire
Au-delà du VIH, le projet POUVOIR+ intègre santé sexuelle et reproductive, santé mentale et lutte contre les violences pour mieux répondre aux vulnérabilités croisées des populations clés. Kouassi Noël N’Guessan, coordonnateur des projets DSSR de Solthis, explique pourquoi une réponse efficace doit partir des droits et des vécus, avec les paires éducatrices au cœur du dispositif.

Faire de la société civile un acteur de la gouvernance sanitaire
Dans un contexte de baisse des financements internationaux, la société civile joue un rôle plus décisif que jamais pour porter la voix des populations dans les espaces de décision. L’Initiative accompagne les organisations de la société civile dans leur structuration, leur plaidoyer et leur participation à ces espaces, afin qu’elles puissent peser sur les politiques de santé et porter les besoins des populations qu’elles accompagnent.
En région MENA, le programme FORSS2 porté par Solidarité Sida va plus loin : en documentant les obstacles réels à l’accès aux soins – discrimination, coûts, qualité de l’accueil, santé mentale – il transforme les expériences vécues par les personnes vivant avec le VIH en données crédibles, capables de nourrir le dialogue avec les autorités et d’améliorer concrètement les services.
Adapter les soins VIH aux différentes étapes de la vie
Grâce aux traitements antirétroviraux, le VIH se vit désormais à tous les âges. Mais les besoins évoluent à chaque étape : dépistage néonatal, annonce du statut chez l’enfant, entrée dans la sexualité à l’adolescence, vieillissement et comorbidités. L’Initiative soutient des réponses adaptées à ces passages critiques pour renforcer la continuité des soins et la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.
EnPRISE 4 : soigner les jeunes vivant avec le VIH, à chaque étape du parcours au Sénégal
Au Sénégal, le projet EnPRISE 4 étend à l’échelle nationale un modèle de prise en charge pédiatrique du VIH qui conjugue efficacité biomédicale et accompagnement social : éducation thérapeutique, groupes de parole, appui à la scolarisation. Environ 160 structures de santé sont concernées.
PRESERV 2 : quand la famille devient actrice du soin pour les jeunes vivant avec le VIH en Côte d’Ivoire
À Bouaké, le projet PRESERV 2 place la famille au cœur de la prise en charge des enfants et adolescents vivant avec le VIH. Lambert Douat, coordinateur du projet au Centre SAS, explique comment l’articulation entre suivi clinique, soutien psychosocial et accompagnement des proches permet d’améliorer l’observance et la suppression de la charge virale – malgré les défis que représentent l’annonce du statut et la stigmatisation.